Quand l’épuisement guette

Quand je suis fatigué, après une journée particulièrement éreintante, le monstre au fond de moi refait surface. Celui ou tu crie trop, qui n’a plus aucune patience, celui que lorsque tu te croises dans le miroir, tu le hais.

Ce monstre de culpabilité qui te fait pleurer au fond de ta douche, celui qui t’as fait hurler sur ton petit de 2 ans parce qu’il a une fois de trop joué avec l’ordinateur de son père, déréglé la télé, réveillé son frère.

Je n’aime pas être comme ça, fatigué, désemparé, dépassé par un terrible two qui cherche constamment l’affrontement alors que j’essaye dés que le petit frère veut bien dormir hors de mes bras d’avoir du temps pour tous les deux.

J’explique régulièrement que c’est pas parce que je passe plus de temps avec son frère que je ne l’aime pas, que dans quelque mois lorsque son frère sera plus grand on pourra faire plus de chose ensemble.

Je lui parle de mes projets mais ça n’empêche pas qu’il me teste et qu’avec la fatigue, je crie plus que je parle.

Je suis épuisé de me répéter. Je suis épuiser de devoir demander à mon ado de m’aider pour quoique ce soit, alors que certaine chose pourrait ou devrait être spontané( genre quand je donne le bib, m’aider à faire la cuisine et rester dans la pièce le temps que je finisse de m’occuper des petits)

J’aimerai pouvoir me reposer sans enfant quand le grand est à la sieste et ne pas entendre ,prend le petit avec toi quand tu te reposera….mais moi je veux une heure de repos seule, toute seule sans enfant.

Tout ses petits truc m’agacent,m’épuise et font sortir le monstre au fond de moi.

J’aimerai que les coups de main soit plus spontanée et quand je vais pas bien au lieu de me dire:ça va pas on me dise :va te reposer, prend un bain tranquille…je m’occupe des petits.

Je sais que c’est une période à passer mais l’épuisement me guette, je compte les jours qui me sépare des week end, je compte les heures ou tout le monde sera rentrée, je regarde les futurs mois en me disant bientôt il fera ses nuits, bientôt le terrible two sera fini, bientôt j’arriverai à me reposer.

En attendant,je barre les jours du calendrier, j’attends avec impatience le mois de janvier pour commencer la rééducation du périnée ou aller au code pour être seule et avoir du temps à moi.

Je l’avoue je suis fatiguée et je n’aime pas la personne que je deviens, celle qui crie.

Je n’aime pas avoir la sensation de faire toujours la même chose, de perdre l’enthousiasme, de ne pas avoir envie de bouger car je veux dormir.

Je n’aime pas entendre tu devrais faire ci ou ça alors que j’ai pas le temps de me reposer, que je prépare le repas en avance dés que petit goupil dort dans le transat berceau et que poulpy n’ai pas trop chiant.

Je n’aime pas qu’un de mes toc soit revenu et j’ai peur de retomber dans l’épuisement total comme il y a 5 ans.

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